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#erotic #litterature #romance #shortnovel
Published: 2017-10-09 15:30:17 +0000 UTC; Views: 729; Favourites: 1; Downloads: 0
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Description
Après avoir déposé les desserts sur la table, le serveur à l’allure impeccable de majordome s’effaça sans un mot, sans un regard, comme cela avait été convenu de longue date, laissant de nouveau seul le couple assis à l’unique table occupée du restaurant.A la lumière tamisée des lampes de la salle luxueuse, les yeux de la jeune femme étincelaient tels des saphirs. Elle avait des iris d’un bleu profond qui rappelaient à l’homme en face d’elle le lac sur lequel il sortait parfois son voilier de quarante pieds, voilier sur lequel il l’emmènerait peut-être un jour, si elle était sage. Mais bien qu’il feignît à la perfection de soutenir sincèrement ces innocents yeux de biche chaque fois qu’elle les tournait dans sa direction ou s’adressait à lui, ce n’était certainement pas cela qu’il regardait avec le plus d’attention. C’était sa gorge splendide, ces seins à l’opulence juvénile bien à l’étroit dans la lingerie fine qu’il devinait sous la petite robe coquette…
Elle avait beau n’être qu’une insignifiante secrétaire désargentée, elle lui avait fait à l’évidence l’honneur de mettre sa plus belle parure, ce soir ! Sans doute pour lui plaire, peut être dans le sot espoir de faire ainsi favorablement évoluer sa carrière ; ses raisons importaient bien peu. Seul lui importait le spectacle fabuleux qu’elle lui offrait et dont il entendait s’enivrer toute la nuit jusqu’à la lie. Elle n’était là que pour ça, quels qu’aient été ses efforts, méritoires, pour lui laisser croire le contraire. Sa beauté candide, alléchante, n’était que le succulent hors-d’œuvre du gargantuesque festin auquel il l’avait conviée.
Une chevelure blonde, abondante et fine comme de la soie, encadrait un visage innocent, sage, un minois de poupée de porcelaine ouvragé avec talent. Précisément le genre de visage sur lequel il aimait voir s’animer les expressions les plus salaces, le genre de bouche qu’il aimait voir formuler les pires grossièretés ! « Donne-moi ta queue ! », « Baise-moi comme une chienne ! », « Asperge-moi de ton foutre ! » : voilà ce qu’il l’imaginait déjà supplier, de sa petite voix cristalline d’ange bientôt déchu. Belle, ingénue, elle était tout à fait le genre de victimes qu’il affectionnait ; le fait que près de vingt ans de différence les séparent ne faisait aussi qu’exciter profondément son désir de la pervertir. Encore quelques verres de champagne, pour accompagner la meringue parfumée à la vanille… puis viendrait l’heure du vrai dessert !
Son argent et ses relations lui avaient permis de louer toute la salle du restaurant pour la soirée. Pas par romantisme, ça, non ; par pure commodité vis-à-vis de ce qui allait suivre ce dîner fastueux et riche en protéines animales. Depuis le temps, le personnel de l’hôtel était devenu familier de ses frasques. Ça, ils en avaient vu passer, des jeunettes toutes fringantes prêtes à se faire sauter comme de vulgaires putes, et il avait toujours pu compter sur leur infaillible discrétion ! Ses généreux pourboires y aidaient beaucoup.
C’est une réalité que seuls les gens fortunés comme lui savent accepter : tout le monde a un prix. Même cette petite Sainte Nitouche qui feignait pourtant encore de ne pas comprendre pourquoi il avait déployé autant de moyens pour la séduire. Elle s’inclinerait bientôt comme les autres, elle ferait absolument tout ce qu’il lui dirait. Comme il avait hâte de goûter à sa chair bien fraîche !
Depuis presque un mois, maintenant, elle le chauffait à mort au bureau, avec ses tenues légères pourtant sages mais à la fois profondément provocantes sur des formes arrogantes comme les siennes. Profitant pleinement et sans se poser de questions de son droit à porter des tenues plus légères que celles des hommes, elle faisait, comme beaucoup, de son mieux pour se sentir plus à l’aise malgré la chaleur torride de l’été… à la grande satisfaction de tous les hommes qui posaient les yeux sur elle et dont elle faisait dans le même temps insidieusement grimper la température corporelle ! Petite salope…
Tout en louant intérieurement les généreux bienfaits du réchauffement climatique, il avait d’abord fait mine de ne rien remarquer, pour ne pas effrayer la bête. Puis il avait opéré un rapprochement stratégique, histoire de prendre de l’avance sur la concurrence, les nombreux autres prétendants acceptant rapidement, par respect pour l’incontestable supériorité de sa position, de se faire sagement oublier comme les moins que rien qu’ils étaient, avant de prendre franchement les choses en main, attirant la donzelle dans ses impitoyables filets. Il touchait maintenant au but. Encore quelques instants et il connaîtrait enfin l’immense satisfaction de lui arracher cette robe, dérisoire protection face à ses appétits carnassiers, et dévoilerait tous ses charmes affriolants de nymphette… Il la baiserait ensuite jusqu’à s’en assécher les couilles… et pas question que la gourgandine laisse une seule goutte salir la moquette du restaurant ! Autrement, le directeur, ce rat cupide, exigerait de lui une petite rallonge pour la faire nettoyer…
Draguer cette mignonne-ci ne l’avait cependant en rien empêché d’en amener une autre en ces lieux pour lui servir, sous les dehors d’un menu très différent, la même mascarade. C’était une semaine à peine plus tôt, il s’en souvenait encore avec émotion, avec satisfaction, avec excitation…
Sans attendre de quitter le restaurant pour gagner la suite qui lui était désormais presque réservée à l’année, il l’avait culbutée à même sa chaise, lui ayant à peine laissé le temps de se tourner pour prendre appui contre le dossier et sans prêter un seul instant attention à ses protestations qui s’étaient, du reste, bien vite éteintes en gémissements alanguis de plaisir…
Et tandis que son pénis, encore en elle après s’être copieusement déchargé, se ramollissait peu à peu, il avait été pris d’une irrésistible envie d’uriner dont il s’était sans vergogne soulagé à l’intérieur même du réceptacle féminin qui n’avait pas tardé à déborder. L’humiliation sans pareille que la jeunette avait alors ressenti avait eu pourtant pour effet pervers de la faire jouir aussitôt et de mêler au torrent brûlant qui se déversait d’entre ses cuisses jusqu’à ses pieds la chaleur tout aussi fulgurante des sécrétions répandues par son sexe torturé.
« Pourquoi tu as fait ça ? avait-elle couiné, pantelante et rouge de honte.
– L’urine est un poison pour les spermatozoïdes, avait-il répondu d’un air tranquille. Il ne faudrait pas que tu tombes enceinte ! »
La petite était un long moment restée hébétée comme une conne, la détresse et l’embarras dans son regard le stimulant comme un dingue, puis il l’avait finalement emmenée dans la chambre dans laquelle, toute la nuit durant, il l’avait initiée à de bien plus obscènes pratiques et où la petite salope en avait redemandé sans discontinuer, éberluée par la fureur de sa propre faim. Au matin, il l’avait abandonnée sans un mot, très satisfait de son éphémère acquisition, laissant la belle épuisée roupiller tout son soûl dans la suite à deux mille cinq cents euros la nuit. A midi, le service d’entretien avait dû la mettre dehors pour refaire la chambre qui en avait bien besoin…
Naturellement, la petite n’avait depuis soufflé mot de cette aventure avec son supérieur. Il savait d’un seul regard les en dissuader toutes et leur faire comprendre que si tel était son bon plaisir, rien ne lui était inaccessible, que ce fût agréable ou non pour l’intéressée… Rien ne donnait aussi bonne conscience et un sommeil plus profond que le pouvoir sans limite et tant convoité malgré les lamentables hypocrisies de toutes sortes de l’argent !
Le plan était donc rudement bien fignolé, depuis longtemps éprouvé. Il n’avait aucun doute sur son assurance de parvenir à ses fins. La blondinette de ce soir n’était qu’une gamine comme les autres qu’il plierait sans difficulté à sa volonté. Le seul fait qu’elle soit ici, faisant certainement semblant de ne se douter de rien de ce qui l’attendait, signifiait déjà sa victoire. Pourtant…
Pourtant, tout ne se passait à dire vrai pas tout à fait comme prévu. En fait, le dîner s’éternisait alors qu’ils auraient, depuis quelque temps, maintenant, déjà dû en avoir terminé. Mais la catin semblait vouloir faire traîner les choses. Par politesse, il n’avait d’autre choix que de jouer son jeu, bien qu’il en eût de moins en moins la patience. Elle continuait de badiner sans but sur des sujets dépourvus du moindre intérêt, de lui raconter sans fin sa vie insipide, de lui faire perdre son trop précieux temps. Il lui semblait même qu’elle prenait un malin plaisir à ne pas saisir le sens caché pourtant évident de ses équivoques propositions… Elle lui résistait ! Elle l’excédait.
L’envie de lui jeter son verre au visage pour voir sa robe mouillée devenir transparente et dévoiler un peu plus les désirables beautés de sa poitrine commençait d’ailleurs à se faire un peu trop tentante… Avant de se laisser aller à une telle brutalité, il mettait tout de même un point d’honneur à attendre qu’elles aient spontanément fait acte de soumission, cédé, demandé, requis qu’il fasse d’elles ce que bon lui semblait… Tout le plaisir de la chasse était bien là ! Mais cette petite traînée-ci semblait bel et bien déterminée à ne pas lui offrir cette satisfaction.
Finalement, il explosa, ce qui ne lui était, pour ainsi dire, encore jamais arrivé :
« Ça suffit, maintenant ! Cessons de tourner autour du pot : vous savez aussi bien que moi que vous allez finir à quatre pattes sous cette table à me sucer jusqu’à la dernière goutte ! »
Sans surprise, elle eut un haut-le-cœur, mêlant étonnement et dégoût ; les femmes aimaient tant faire des histoires pour si peu. Puis elle commenta :
« Au moins, vous êtes direct…
– Vous n’aimez pas que je le sois ?
– Vous pourriez au moins… soigner un peu plus l’emballage de vos propos.
– Dans ce cas, je vais vous faire une confidence : l’emballage, ce n’est pas vraiment mon truc. C’est plutôt le contraire, en fait…
– Et délicat envers les femmes, à ce que je vois…
– La délicatesse non plus, ce n’est pas trop mon truc.
– Je vois… Du coup, votre truc… ce serait quoi ? »
Il n’aima pas du tout la manière dont elle posait cette question. Il y avait, dans ses mots, comme une forme, non seulement de réprobation, mais aussi de moquerie, d’insolence impertinente qui témoignait qu’elle se remettait étonnamment vite du choc qu’avait pourtant dû être pour elle sa soudaine explosion, exercice par trop prématuré de franchise. Il lui vint ainsi à l’idée, et ce ne fut en vérité pas sans lui procurer un délicieux frisson d’impatience, qu’il se devait absolument de la punir de se comporter ainsi avec lui, ce qu’il suggéra de sa voix la plus mielleuse :
« Je pourrais vous enculer comme une bête sur cette table jusqu’à ce que vous ne sentiez plus vos jambes : ça, ce serait mon truc. »
Il attendit avec impatience qu’elle manifeste en réaction à ses propos cet air outré si caractéristique, cet écoeurement typique que savent uniquement, dans ces situations, afficher ceux qui ne savant jamais être, dans leur vie, plus que des victimes. Comme si le fait de se prévaloir de la morale, du bon goût, de cette connerie de politiquement correct pouvait rendre les gens moins faibles, moins soumis ; et c’était bien ainsi qu’il désirait plus que tout la voir en ce moment même. Soumise, impuissante, à son entière et souveraine merci !
Hélas, elle contraria de beaucoup ses attentes en se fendant plutôt d’un sourire avant de lui répondre :
« Vous avez séduit beaucoup de femmes avec ce genre d’approche ?
– Plus que vous ne le pensez, affirma-t-il avec aplomb.
– Moins que vous essayez de le faire croire » opposa-t-elle avec tact.
Pour la première fois depuis qu’il la courtisait, il se surprit à scruter intimement dans son regard, un regard qui soutenait le sien sans faillir. Il fallait lui reconnaître un cran peu habituel. Si elle avait été de ces femmes qui se mettent à crier au scandale dès qu’un rien les offusque, elle l’aurait déjà fait et serait partie depuis longtemps. Mais elle était encore là, étonnamment calme, maîtresse d’elle-même. Un point pour elle : il détestait par-dessus tout ces pétasses hystériques qui refusaient d’appeler une chatte une chatte et de reconnaître sagement que, si elles avaient accepté son invitation, c’était bel et bien pour se faire tringler comme des rideaux. Il fallait en effet être une parfaite idiote pour espérer faire croire ne pas avoir compris que c’était bien ce qui les attendait…
Il n’en restait pas moins vrai que celle-ci ne lui avait malgré tout encore donné que peu matière à se réjouir au cours de ce dîner et que le sourire tranquille obstinément accroché à ses lèvres laissait entendre qu’elle avait une idée, sans doute contrariante, une fois de plus, derrière la tête. Les surprises de ce genre n’avaient jamais trop été à son goût…
Au bout d’un temps qui lui parut interminable, elle se leva. Et elle ne prit pas la direction de la sortie mais vint au contraire vers lui, de cette démarche lente et exagérément poseuse qu’adoptent les femmes, qui ne comprennent décidément rien aux hommes, dans l’espoir de se montrer attirantes. Pensant qu’elle cessait enfin son petit jeu horripilant et acceptait de répondre à ses envies, il recula aussitôt sa chaise et déboucla sa ceinture d’un air enjoué pour s’adonner pleinement à son truc favori, donc, le déballage.
Mais au lieu de la regarder descendre sagement entre ses jambes, il la vit appuyer ses fesses sur la table devant lui puis lever un pied jusqu’à son entrecuisse. Aussi ironique que fût cette image, elle put constater que le porc bandait déjà comme un taureau…
Le sourire satisfait sur le visage de l’homme vira au rictus moqueur. Pensait-elle vraiment l’impressionner avec son petit tour de dominatrice à la con ? Croyait-elle l’humilier en pressant de la sorte sur l’organe de son plaisir ? Quelle belle petite imbécile ! Il n’en éjaculerait que plus abondamment lorsqu’il lui enfoncerait sa queue jusqu’à la gorge ! Il en frémissait déjà d’impatience, son sexe en bavait dans son caleçon… Il allait tolérer encore quelques instants qu’elle s’amuse comme elle l’entendait, parce que ses manières présomptueuses de starlette du porno n’étaient pas du tout pour lui déplaire, puis il prendrait de nouveau les choses bien en main pour lui montrer ce que c’était qu’un homme, un vrai.
« Et si c’était plutôt moi qui vous sodomisais, vous, sur ce coin de table ?... » interrogea t elle soudain d’une voix vaporeuse, le sourire au coin de ses lèvres devenu mutin, pressant alors avec insistance de la pointe de son escarpin sur la boursouflure de son pantalon.
Il lui fut résolument impossible de déterminer si elle était sérieuse ou non. A cause de cette incertitude, peut-être, sa réponse se fit moins cinglante qu’il l’avait voulue.
« Cette perspective me semble pour le moins ridicule.
– Vous n’appréciez guère la nouveauté ? déplora-t-elle. Je ne pensais pas un homme tel que vous capable de s’enfermer à ce point dans la routine. Comme ce doit être ennuyeux… »
Il avait entendu bien des choses à son propre sujet, bien des quolibets, aussi, qu’il acceptait à vrai dire souvent d’endosser avec fierté. Mais jamais il n’avait entendu dire de lui qu’il était ennuyeux ! Et cette première occurrence suffisait largement à le convaincre que ce n’était pas quelque chose qu’il entendait tolérer. Mais la jouvencelle ne manqua pourtant pas d’en rajouter, d’un air franchement dépité.
« Moi qui pensais avoir affaire à un homme que rien n’effraie… »
Assez ! Il voulait qu’elle ferme sa gueule et ouvre grand les cuisses, maintenant !
Il essaya de se lever pour s’agripper à elle et la renverser, mais elle le renvoya immédiatement contre le dossier de sa chaise d’une intense pression du pied sur son pantalon. En appuyant si fort sur son sexe, elle manqua de peu de le faire jouir, le laissant complètement paralysé et haletant lorsqu’elle retira son pied pour se redresser contre la table, toujours souriante.
Le désir qu’il éprouvait de la soumettre à sa volonté ne fut que sauvagement alimenté par la furieuse contrariété qu’elle venait à nouveau de lui infliger. Mais il ne pouvait plus se jeter sur elle sans réfléchir, désormais. Rien ne serait plus piteux que de se vider dans son pantalon comme un vulgaire adolescent à peine pubère… La patience était la vertu première du chasseur, et il se réprimanda intérieurement d’en avoir à ce point manqué, ce dont la petite garce à qui rien de tout cela n’avait à l’évidence échappé semblait se délecter à souhait. La salope ne perdait vraiment rien pour attendre…
Il la laissa poursuivre son petit numéro ridicule de dominatrice tant que cela lui permit de souffler un peu et de reprendre ses esprits. Il ne lui offrit plus la satisfaction de le voir perdre son calme alors qu’elle se lançait dans un strip-tease assurément malhabile, grotesque parodie de ce que les femmes pensent le plus souvent au goût des hommes. Elle était certes plus agréable à regarder le haut de ses cuisses révélé, et ce ne fut pas un mal non plus lorsqu’elle laissa glisser les bretelles de sa robe pour dévoiler sa lingerie, puis son ventre satiné au nombril délicat. Il ne faisait aucun doute que la petite était un vrai morceau de choix comme il les avait toujours aimés. Mais des doutes sur la qualité de la marchandise, en fin connaisseur qu’il était, il n’en avait à vrai dire jamais eu…
Lorsque afin de baisser sa culotte de dentelle blanche, l’hypocrite innocence dont aimaient toujours se parer les petites traînées dans son genre pour vainement tenter de dissimuler leur vice derrière l’illusoire paravent de l’intacte vertu, elle dut relâcher la pression de son pied sur son entrejambe, ce fut le moment qu’il choisit pour passer à nouveau à l’attaque. Désarçonnée, cette fois, elle ne put rien faire lorsqu’il la retourna pour la pousser rudement contre la table avant de tirer avec violence sur son sous-vêtement qui échoua rapidement tout tirebouchonné à ses chevilles, ouvrant grand le passage vers ses plus intimes secrets.
Et là, la blondinette toute désemparée put sentir la bouche de son indélicat agresseur fondre directement vers son petit trou à l’étroit entre ses fesses bien fermes, que sa langue brûlante écarta sans ménagement. Cette langue avait beau être fourchue, elle n’en était pas moins d’un velours au soyeux divinement plaisant. Elle redessinait avec ardeur les contours de son entrée interdite, la titillait puissamment, l’inondant de frissons qui la paralysaient de délice et rendait sa féminité de plus en plus moite et chaude. Il avait manifestement l’habitude de faire ça, le cochon ! Et de faire ça plutôt bien, même. Elle pouvait sentir toute la sensibilité de cette partie de son corps mise à contribution, résolument exploitée, sans la moindre délicatesse, certes, mais avec un savoir-faire certain qui ne la laissait que tout avide et pantelante. Elle s’imaginait déjà crucifiée sur la table, soumise, le membre brûlant de son assaillant la déchirant jusqu’à l’intestin grêle… Elle l’imaginait… Le désirait à en crever, plutôt !
Mais non… Non ! Quelque chose d’autre l’attirait. L’excitait bien plus… Une perspective obsédante qui tourmentait son esprit, allumait son bas-ventre, échauffait son sang et tous les liquides de son corps, si fort, bien plus fort que tout ce que ce vaniteux coureur de jupons pourrait avoir l’idée de lui faire…
Avec une force qui le surprit, elle s’arracha à sa bouche et à ses bras et se tourna pour lui faire de nouveau face, le dominant de toute sa hauteur, lui qui s’était accroupi pour fourrer son visage entre ses jambes, une volonté si farouche, une expression si souveraine dans le regard qu’elles suffirent à faire taire l’exaspération qui le prenait à nouveau, le laissant un moment figé de stupéfaction. Profitant de ce répit qui l’aida à calmer son souffle, court et incoercible, remarqua-t-il non sans à juste titre s’en féliciter, elle se pencha vers la chaise à laquelle elle avait suspendu son sac à main qu’elle posa bientôt au milieu des plats pour l’ouvrir et glisser ses doigts à l’intérieur.
Elle n’eut pas à fouiller longtemps dedans pour en sortir un long objet d’une infecte couleur rose fluorescent, de forme cylindrique et pourvu à chacune de ses extrémités d’un renflement bulbeux. L’ensemble était manifestement censé représenter, très grossièrement, fallait-il dire, la combinaison par leurs bases respectives de deux appendices virils passablement démesurés, ce qui ne laissa aucun doute quant à ce qu’elle comptait en faire.
« Je ne sors jamais sans, confia-t-elle dans un souffle empreint de fierté.
– Ça aide d’être prévoyant… » ironisa-t-il, un rictus aux lèvres.
Songeant peut-être que cette vue l’exciterait autant qu’elle semblait elle-même prendre plaisir à la lui offrir, tout comme aurait certainement dû le faire, à ses yeux, la perspective d’accepter qu’elle se servît de ce jouet pathétique sur lui, elle fit lentement glisser ce monstrueux machin de plastique translucide entre ses seins, autrement plus jolis, bien ronds et fermes, d’un blanc de lait délicieusement sublimé par le rosé étincelant de leurs aréoles enflées de désir, qu’elle venait de dégager de son soutien-gorge. Les doigts avec lesquels elle écarta précautionneusement les grandes lèvres de sa jolie petite chatte non moins rosée et abondamment trempée lui offrirent en vérité un bien plus agréable spectacle.
« Il vous plait ? susurra-t-elle en léchant avec provocation le gland de silicone tandis que le bout des doigts fripons s’aventurait sans honte dans les replis humides de sa féminité. Je vais vous défoncer profondément, avec ça… »
Sans attendre de réponse de sa part, apparemment résolue à aller jusqu’au bout de son absurde idée, la nymphette introduisit bientôt l’engin dans son sexe que ses doigts avaient largement ouvert, le poussa lentement mais fermement à l’intérieur jusqu’à ce qu’une bonne moitié y fût totalement engloutie et lâcha alors un murmure d’aise ébloui tandis qu’un frisson l’agitait soudainement de la tête aux pieds. Elle levait à présent les yeux vers lui, des yeux embrasés d’une détermination farouche à assouvir sur lui ce qu’il avait d’abord pris pour une bravade mais qui se révélait pourtant bien être un fantasme résolument assumé.
Peu désireux, néanmoins, de se soumettre aux desiderata de ses conquêtes de manière générale, et à celui-ci en particulier, il voulut arracher d’elle ce risible ersatz de phallus pastel qu’elle exhibait telle un paon bouffi d’orgueil. Mais il changea d’idée lorsqu’elle s’y opposa fermement, préférant alors l’enfoncer plus profondément encore et le faire très douloureusement s’écraser contre le col de son utérus. Voir la souffrance chasser cet insupportable sourire béat de son visage le mit aux anges, et il poursuivit ses sauvages incursions, appréciant sans retenue de voir les traits de la garce se crisper de plus en plus.
Bientôt, malgré sa réticence première, elle finit par céder et par savourer, par-delà la douleur latente, les vigoureuses pénétrations qui la mirent peu à peu dans les plus amènes dispositions. Il jubila dans un ronronnement de sentir les abondantes sécrétions qui ruisselaient de sa fente lui glisser entre les doigts. Alors ? Lequel des deux était en train de se faire bien défoncer, là ?
Pour autant, la gourgandine ne s’avoua pas vaincue et ne tarda d’ailleurs guère, à son grand mécontentement, à reprendre l’ascendant qu’il croyait avoir gagné sur elle, le repoussant brusquement contre le dossier de sa chaise sur laquelle il s’était rassis pendait qu’il fourrait son joujou favori dans sa petite chatte toute larmoyante. Il remarqua alors que, tandis qu’il était resté concentré sur son ouvrage, elle s’était, pour sa part, débarrassée de ses derniers vêtements, qui avaient d’ailleurs plus pendu sur elle qu’ils ne l’avaient réellement habillée.
Elle lui dévoilait à présent complètement ses charmes à peine fleuris, la beauté irréelle de ces femmes bien faites lorsqu’elle sont tout juste sorties de l’adolescence, ces seins arrogants, cette chute de reins vertigineuse, ce petit duvet chatoyant dont l’entretien soigneux contrastait systématiquement avec la prétendue chasteté dont elles se drapaient toutes en appelant cela de la dignité… Elle était jeune, elle était belle, elle était en tout point alléchante : le fait de la contempler entièrement nue, de la savoir maintenant toute prête à se donner à lui, lui plut intensément et fit qu’il ne résista pas lorsqu’elle chercha à le débarrasser à son tour de son costume. Enfin, les masques tombaient !
Un sourire gras ne manqua pas de se dessiner sur ses lèvres lorsqu’elle découvrit sous ses yeux l’énorme membre qui n’avait eu de cesse, depuis un bon moment déjà, de vouloir se libérer de sa prison pour exprimer fièrement toute l’étendue de sa puissance. C’était quand même autre chose que sa saloperie en plastique, pas vrai ?
Mais baisser sa garde de la sorte s’avéra avoir été une erreur, s’enivrer de son triomphe, quelque peu prématuré. Sitôt qu’elle l’eût dénudé, et alors qu’il se levait pour l’enfermer dans ses bras, conquérir ce qui lui revenait de droit, elle s’esquiva avec une prestesse inattendue pour se couler dans son dos et l’obligea subitement, d’une bourrade aux épaules, à se pencher en avant ; il ne se retint de tomber que de justesse en se rattrapant au bord de la table. Et la force de riposter lui échappa subitement lorsqu’il sentit une main terriblement douce passer lentement entre ses cuisses et l’électriser puissamment, l’incitant sans volonté consciente à écarter les jambes pour la laisser remonter vers son but. Il grogna bruyamment, d’un indicible ravissement, lorsque les doigts audacieux se refermèrent délicatement, à peine, sur son membre turgescent à la sensibilité exacerbée par tant d’attente. Continuant leur ascension, ils glissèrent le long de sa verge engluée de sécrétions sirupeuses jusqu’à ses bourses qu’ils stimulèrent aussi très plaisamment en les massant gentiment quelques instants. Le prélude était délicieux, excitant, tout à fait prometteur…
Enfin, les doigts aériens abandonnèrent sa colossale virilité pour aller poursuivre ses tribulations le long de son périnée et venir, très bientôt, se faufiler insidieusement entre ses fesses où leur audace ne sembla que se décupler, tâtant certainement le terrain pour le projet qui ne cessait décidément pas d’occuper son esprit…
Quelque chose en lui céda brusquement et il cessa alors de songer à s’y soustraire. Une curiosité grandissante l’envahissait, secondée par le trop-plein d’excitation jusqu’ici cruellement retenu. Cette fille allait-elle vraiment le faire ? Ferait-elle preuve jusqu’au bout de cette inhabituelle audace qui l’irritait tant mais qui n’amoindrissait pour autant en rien son appétit pour elle ? Subitement, alors que cela ne lui avait jusqu’alors jamais traversé l’esprit, il eut envie de voir ce qui se produirait s’il la laissait aller jusqu’au bout de son fantasme. De savoir ce que ça faisait… et se dit aussi qu’il lui ferait amèrement regretter, si elle se dégonflait au dernier moment, de lui avoir fait perdre son temps.
Une menace qui s’évanouit de son esprit sitôt qu’il la sentit effectivement mettre son inconcevable projet à exécution. S’il ressentit de la contrariété, si la confirmation qu’elle irait bien jusqu’au bout de son idée lui fut au contraire d’une quelconque satisfaction, il n’en sut rien. Même l’idée pitoyable de cette pâle imitation rose bonbon, de ce truc immonde de gonzesse mal baisée, s’enfonçant dans sa propre chair n’occupa son esprit que l’espace d’une infime fraction de seconde, trop insignifiante pour instiller en lui le moindre dégoût. Tout n’était plus que surprise, tout n’était plus qu’incrédulité, ineffable ahurissement, inattendu, stupéfiant, comme la foudre. Tout n’était que vide et éclairs éblouissants. Et tout son corps lui semblait plus brusquement tendu que la corde d’un arc prêt à décocher. Prêt à céder.
Et sans lui laisser la moindre chance de se remettre de ce choc, elle commença à aller et venir. En lui ! Par des mouvements amples et brutaux, par des poussées violentes qu’il pouvait sentir remonter jusque dans des profondeurs insoupçonnées de son propre corps, ouvrant leur voie avec une fureur intarissable qui le déchirait pour le remplir, le blessait pour après l’apaiser, l’humiliait pour mieux lui offrir la plus singulière, la plus époustouflante des jouissances qu’il eût connu. Le sexe tout prêt à exploser, durci comme jamais il ne l’avait été par ces impitoyables incursions à l’intérieur de lui, les reins creusés, l’épine dorsale suppliciée de décharges électriques fiévreuses, il éructait, bavait, grelottait, incapable de contrôler son souffle, incapable de maîtriser son plaisir…
Cramponné des deux mains à la table, il ressentait le besoin de plus en plus irrépressible de lâcher ce rebord salvateur et d’empoigner fermement son manche afin de se piloter lui-même le plus rapidement possible à bon port. Si seul son ego, sa fierté le retenait de céder ainsi au traitement qu’elle lui infligeait, il en tirait néanmoins l’immense jubilation de sentir l’acte, cet acte impensable, incroyable, formidable, se prolonger.
S’il avait envisagé d’endurer comme un homme viril qu’il était ce qu’il croyait ressentir comme une agression, une souffrance, une violation, espérant ainsi la déposséder, non sans s’en réjouir, du sentiment de domination qu’elle espérait certainement retirer de cette expérience, force lui était de constater que les sensations que cette même expérience lui faisait, à lui, découvrir, étaient bien éloignées de ce qu’il avait imaginé. Dominé ? Ce n’était pas du tout ainsi qu’il se sentait, loin de là. Il n’en revenait même plutôt pas d’en éprouver tout le contraire ! C’était comme si quelque chose qu’il n’identifiait pas, mais qui aurait jusqu’alors endigué une partie de lui-même, venait subitement de relâcher son emprise. Se sentait-il envahi, possédé ? Certainement, mais en même temps plus libre que jamais, au point qu’il en vibrait d’une exaltante excitation qui décuplait l’acuité de tous ses sens. Et dans un élan de cette extraordinaire extase qu’il sentait le happer comme un puits sans fond, il s’entendit lâcher d’une voix rauque, sans que la supplique puisse être distinguée de l’impérieuse injonction :
« F… fessez-moi ! »
Brièvement revenu à lui, il imagina avec un rictus amer la moue goguenarde qui dut se peindre sur le visage de la garce à cette demande, mais le moment où la main implorée s’abattit brutalement sur son postérieur chassa toutes les idées noires de son esprit, banda furieusement tous ses muscles et tendit plus vigoureusement, plus douloureusement encore le dard tumescent entre ses cuisses. Sans même y prêter attention, cette fois, il la pria :
« Encore ! »
Et elle l’exauça de nouveau, et il se retint de justesse de laisser la jouissance déjà imminente le submerger.
« Encore ! »
Dominait-elle, elle qui lui obéissait si diligemment ? Qui lui obéit autant de fois qu’il l’implora de le battre de ses mains faites pour les plus douces caresses ? Était-il dominé, lui qui voyait ainsi le moindre de ses désirs être assouvi ? Quelle importance ?...
Arqué par le plaisir, il haletait, suffoquait, retenant à grand peine l’éruption qui couvait dans son bas-ventre, poignardé par les tétons énergiquement dressés de la nymphette plantés dans son dos, tourmenté par le souffle tiède et sucré dans son cou, si calme alors que le sien s’emballait tellement, brinquebalé dans ses bras par les va-et-vient sauvages contre son bassin, ces va-et-vient délicieux qui lui ouvraient les portes d’un univers inexploré de débauche et de volupté, d’une conscience tout à fait nouvelle et extraordinaire de son propre corps et de ses propres appétits… qu’il croyait pourtant depuis longtemps connaître par cœur…
Le paroxysme de son plaisir fut aussi brusque et fantastique qu’il l’avait, dans son nébuleux délire, entraperçu, espéré, une décharge brûlante le traversant violemment entre les reins pour faire jaillir sa semence dans une explosion déchirante et continue. Son corps se cabra, soubresauta, elle était collée à lui, frémissante, leurs peaux moites de sueur fondues en une seule, ses dents plantées dans son épaule et ses ongles lui lacérant le torse, pour son plus grand plaisir. Son sperme projeté avec une vigueur éclatante se déversa abondamment sur la table, échouant sur la nappe, les couverts et dans les assiettes, se mêlant aux sauces du dessert… Il avait crié, elle avait gémi, ils étaient tous les deux essoufflés. Et ce qui le ravit plus encore, dans un moment de pure allégresse, de cotonneux oubli, fut de sentir quelque chose de chaud dégouliner le long du gourdin de silicone qui le pénétrait, puis entre ses fesses pour ruisseler entre ses cuisses : ils avaient tous les deux joui.
Lorsque le voile d’inconscience qui s’était momentanément abattu sur ses yeux se dissipa enfin, il se retrouva de nouveau appuyé contre la table, les jambes flageolantes, les hanches de son inexpugnable conquête toujours pressées contre les siennes et leurs deux intimités toujours liés par son jouet de silicone à la couleur si affreuse… Suivant distraitement le mouvement du bras qu’elle tendait par-dessus son épaule vers la flûte de champagne posée devant l’assiette de son dessert, il la vit s’en saisir, l’emporter vers ses lèvres, l’entendit dans son dos la vider d’un trait… et ne remarqua que lorsqu’elle la reposa sous ses yeux la traînée grasse laissée par le jet de semence qui avait atteint le verre de cristal, coulé à l’intérieur pour se mélanger à la boisson… Il sut aussitôt que cela ne pouvait avoir échappé à son attention, à elle aussi, et se sentit alors étrangement courroucé, déçu, qu’elle n’eût partagé avec lui ce cocktail qui mélangeait peu communément le jus des raisins de la région rémoise à celui des siens. Depuis le début, cette fichue petite catin ne faisait que le contrarier…
Elle se retira ensuite de lui, comme à son habitude, si peu féminine, sans douceur, et le laissa tomber au pied de la table, épuisé. Échoué là tel une vulgaire épave, il vit son vagin régurgiter à son tour le long appendice de silicone… voulut aussitôt avaler le flot ininterrompu de sécrétions qui se déversa à sa suite, mais la gourgandine le repoussa encore et préféra s’essuyer elle-même avec un coin de nappe, avec laquelle elle astiqua également son jouet jusqu’à lui rendre tout son lustre…
Sans qu’ils échangent le moindre mot, ne se regardent plus vraiment, elle se rhabilla, avec des gestes lents et quelquefois maladroits qui trahissaient une pudeur aussi soudaine que bien difficile à comprendre en de pareilles circonstances. Comment pouvaient-elles toutes se montrer si prudes après avoir été si obscènes, il ne le comprenait pas, ne comprendrait jamais cette navrante insincérité. Il ne tenta rien non plus pour l’en empêcher, bien qu’il n’eût aucun doute sur sa présente intention.
Finalement, ses sous-vêtements au blanc hypocrite, sa petite robe de soirée toute sage au décolleté provocant à peu près remis à leur place, bien que passablement plus froissés qu’à leur arrivée, elle vint se pencher à son oreille.
« Tu sais où me trouver si tu en veux encore, chéri ! » lâcha-t-elle d’une voix rauque, curieusement touchante d’être si exagérément, grossièrement dominatrice, un peu forcée.
Puis elle déguerpit sans demander son reste. Lui demeura immobile entre la table et sa chaise à la regarder fuir à travers la grande salle vide, inerte et incapable de la retenir.
La revoir, hein ? L’envie lui passait généralement très vite après qu’il eût obtenu ce qu’il voulait, mais pour la première fois depuis longtemps, il se demanda effectivement si cela se produirait…
La rappeler ? A cette idée étonnamment insistante, sans qu’il comprenne pourquoi, son cœur se mit à battre un peu plus fort… et son insatiable queue à se dresser puissamment entre ses cuisses…
… … …
Sur le trottoir du restaurant, le visage fouetté et rougi par la froideur d’une nuit pâle et déjà bien avancée, tandis qu’elle attendait son taxi, elle en tremblait encore d’excitation.
Elle l’avait fait. Elle l’avait enfin fait !
Elle n’en revenait tout simplement pas. Après en avoir tant rêvé… Après s’être si souvent touchée en laissant son imaginaire se faire emporter par ce fantasme qui la tenaillait depuis l’aurore timide, depuis les prémices mêmes de son adolescence… sans avoir une seule fois osé passer à l’acte !
Cette nuit aurait pu bien être comme toutes les autres, ainsi qu’elle avait imaginé qu’elle le serait tandis qu’elle s’était préparée à ce dîner. Elle aurait pu continuer de taire cette envie vicieuse, de l’étouffer comme elle l’avait toujours fait au fond d’elle-même, de croire qu’elle n’aurait jamais l’opportunité, le droit de l’assouvir. Mais non : cette fois, elle n’avait pas pu. Ce n’était pas parce que cette envie avait bouillonné plus fort en elle qu’elle ne le faisait habituellement, non : à chaque occasion qu’elle avait manquée, aussitôt seule, elle s’était frénétiquement masturbée en imaginant ce que ç’aurait été d’avoir le courage de la saisir…
Ce soir-là, l’envie ne l’avait pas davantage obsédée qu’un autre soir ; elle ne l’aurait jamais pu. Ce soir-là, elle s’était simplement sentie enfin libre de lui donner cours et s’était laissée emporter par le flot soudain déchaîné de ses désirs les plus secrets, puis de son plaisir, plus incommensurable que tout ce dont elle avait osé rêver. Si elle était parvenue à surmonter les appréhensions qui l’avaient jusqu’alors toujours retenue, si avait pu se produire ce petit miracle qu’elle s’était depuis longtemps résignée à ne plus espérer, ce ne pouvait être… que grâce à lui, non ?...
Le cœur battant, au mépris des rigueurs du froid nocturne, du risque, certes infime à cette heure tardive, d’être surprise par quelque passant égaré, quelque vagabond solitaire certainement plus à la dérive au milieu de ses pensées que dans les rues silencieuses sous ses pieds, elle plongea la main sous sa robe, entre ses cuisses, l’amena lentement jusqu’à sa culotte, faufila l’un de ses doigts sous le tissu et sourit, prise d’un frisson qui se propagea voluptueusement en elle et lui monta à la tête, élança le bout toujours endolori de ses seins : elle mouillait encore…
Retirant ses doigts, elle laissa échapper un petit gloussement émerveillé.
Pourvu qu’il la rappelle vite !







